Lesbian Cougar Story

Puisque que tombe ce soir la Nuit de la lecture 2019, voici ma contribution.

J’ai rencontré Martine Roffinella immatériellement sur le Twitter où nous aimons gazouiller toutes les deux. J’ai connu avant l’écrivaine une femme humaine et accessible, qui m’a encouragée à poursuivre mes efforts pour boucler mon premier manuscrit. C’est fait, ou plutôt c’est très imparfait mais le texte est entre les mains de l’éditeur.  Pour tromper les ruminations pessimistes au sujet de mon mon histoire inexpérimentée, j’ai pris le temps de lire Martine. D’abord Elle, son premier roman, d’une grande force, bien qu’écrit quand elle était très jeune femme. Et comme avant de détailler, je fonce tête baissée, j’ai fait un grand écart : j’ai eu la chance de lire son dernier roman, Lesbian Cougar Story , aux éditions de la Musardine, quelques jours après sa parution.

Dès les premières pages j’ai été emportée. D’abord par la qualité de l’écriture, qui lance, qui chante, qui pique et qui s’amuse. Qui dit des mots crus, s’exclame sans chichi et n’est jamais vulgaire. Car pour ce qui nous est raconté ici, il fallait bien une pudeur : j’y ai lu celle de l’humour et de la familiarité, pour moi, émouvante distance. Car Martine Roffinella raconte une liaison vécue par Martine Roffinella. Il en faut du courage pour se mettre à nu ainsi !

Voici la quatrième de couverture :

Lolita vient de perdre beaucoup de poids et redécouvre son corps comme objet de sensualité. Elle croise la route de Martine, de 27 ans son aînée, qui mène une vie de solitude et d’écriture. Aimantée par cette personnalité hors normes, la jeune femme tombe sous le charme de Martine ; entre elles naît bientôt une relation passionnelle. Elles iront aussi loin dans l’abandon que dans l’exploration de désirs neufs. Mais si leurs corps s’attirent, leurs aspirations amoureuses divergent : l’une résume leur passion à du sexe, quand l’autre voudrait la transformer en histoire. De cette joute amoureuse, qui de Lolita ou de Martine sortira gagnante – et qui cherche quoi, au juste ? La jeunesse l’emporte-t-elle toujours à ce jeu-là ? Pas si sûr…

Aucune concession n’est faite dans ce récit qui nous montre, plus qu’il ne nous explique, ce qui est, avec exactitude. Mais comme en analyse, ce qui est raconté fait sens, et puissamment. J’ai fermé ce roman en soupirant « oh non, pas déjà ! » et depuis je pense souvent à m, et puis à Lol. Je cogite et m’indigne : tout de même, certaines légèretés sont tellement tragiques.

Voici ma lecture du début du roman :

 

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